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Blade Runner [Version Internationale 1982]





ce petit billet vient à la suite de celui que j'ai écrit sur Blade Runner director's cut. Je développe plus longuement ce qu'est ce magnifique film.





BLADE RUNNER
de Ridley Scott
version internationale de 1982

D’après ce que l'on m'a dit, cette version et ce qui se rapproche le plus de la version originelle de ce film. Celle là et une version US.
Fondamentalement rien n'est bouleversé et pourtant c'est très différent. L'histoire est en substance la même, le contexte sublime, les réplicants sont là, le montage change par endroit mais ce n'est pas une révolution, les thèmes sont les mêmes, et celui de l'esclavage et de la peur m'ont semblé encore plus marqués. Peut être est-ce aussi parce que j'ai vu ce film quelques jours après le director's cut
Ce qui disparaît dans la version de 1992 et qui est présent ici est la voix off, celle de Deckard
Elle amène plusieurs chose à l'histoire. Elle renforce le coté film noir et pas seulement formellement. Elle permet au blade runner de se présenter; il apparaît comme les détectives de ces vieux films. Il est désabusé, il est seul, il a quitté son métier, il est rongé. Ici tout ce que l'on perçoit dans celui de 1992 est explicité. Et ça a des répercussions à plusieurs niveaux. Ma manière de percevoir le personnage en n'est pas fondamentalement changée mais j'ai vraiment eu plus d'empathie envers lui.
Il y a un doute sur la nature de Deckard, je n'ai eu aucun problème à percevoir son ambiguïté lors de ma première vision. Mais ici, elle est plus appuyée. Le fait d'entendre en off ses sentiments, cultive les similarités avec les réplicants, jusqu'à un reflet dans sa rétine à un moment du film... reflet qui m'a rendue légèrement hystérique. Pour moi le point fort de cette version, et que ce personnage est poussé plus loin.
La fin quant à elle, est moins ouverte. Et là on aime ou pas.ça n'a rien à voir avec la qualité de cet opus. Mais il est bon de remarquer, que le film s'ouvre sur un raisonnement à propos de l'essence de la vie, et ce qu'est la mort lorsqu'on y réfléchit de manière dépassionnée.

Pas facile de vous dire si je préfère l'un ou l'autre. Ils sont les deux faces d'une même pièce. Je dirai que l'une nourrit l'autre. Cette version mettant plus en avant le blade runner et le questionnement sur le sens de la vie, tandis que l'autre est plus sociétale voire politique et se concentrant plus sur les quatre réplicants et là encore je ne suis pas sure de trop m'avancer.
Je serai incapable de conseiller l'un plutôt que l'autre, j'ai adoré les deux





Blade Runner [Director's Cut]


BLADE RUNNER
director's cut 1992
de Ridley Scott

Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques?Est à la fois une question que je ne m'étais jamais posée et le titre d'une nouvelle de Philip K Dick d’où est tirée le film Blade Runner. Blade runner c'est huit versions de ce film différentes et celle ci est la première que je découvre. Bien conseillée par Nicolas et Guillaume, c'est grâce à eux que j'ai pu m'initier à ce monde (merci messieurs de votre aide est plus que précieuse).


Dans un Los Angeles pluvieux de l'année 2019, Rick Deckard est un blade runner. Il est chargé de retrouver les réplicants.
Je ne m'attacherai pas à vous parler d'eux, je vous laisse le loisir de les découvrir en suivant le réalisateur, et je vous laisse aussi le plaisir de vous faire votre avis sur eux. Deckard au début de l'histoire s'est mis en retrait de cette fonction qui semble être toute sa vie, mais le chef de la police vient le chercher et le lance à la poursuite de quatre réplicants dangereux qui ce sont échappés. l'un d'eux vient d'envoyer l'un des meilleurs blade runner à l’hôpital.
Ce film est avant tout un univers d'une beauté sans nom. Les scènes se passent majoritairement de nuit dans un univers hyper urbanisé. Les lumières de la ville, sont filmées de manière très organiques, lui donnant un coté très animal, et une vraie personnalité. Filmée de haut elle semble s’étaler par moment alors qu'à d'autres la concentration de ses immeubles et sa circulation aérienne donne l'impression qu'elle s'opacifie et se rétracte.
On la regarde vivre comme on admire les méduses nager avec légèreté et grâce mais non sans une petite appréhension. Elle est hypnotique autant vu dans haut que lorsqu'on s'y immerge, il y a des tonnes de détails, les façades de buildings transformées en écran pour spots publicitaires, la circulation des voitures, les perspectives infinies des décors, le spectateur en prend plein les yeux.
Il y a aussi toute une faune qui est créée artificiellement la chouette réplicante m'a séduite, j'avoue que malgré son coté un peu flippante (je ne saurai déterminer pourquoi elle a été fabriquée) je l'aurai bien adoptée.
Il y en a d'autres comme les serpents qui ressemblent plus à des animaux clonés qu'à autre chose; eux ne semblent pas être nés pour accomplir une mission. Puis ils sont aussi présents sous forme d'origamis. Et ces petits animaux en papiers sont les présages les plus néfastes. Ils sont finalement les plus dangereux pour les hommes.
L'univers que le réalisateur construit est d'une complexité qui n'a d'égal que sa beauté. L'équipement des blades runners à un petit coté cyberpunk qui m'a séduite. Le scanner à photo, la machine qui permet de tester les réplicants en se fixant sur leurs pupilles toutes m'ont fascinée. J'aurais voulu les voir fonctionner plus encore. Mais dans le même mouvement on aperçoit les photos de famille de notre enquêteur, et cela réveille en nous un flot de questions qui n'auront pas de réponses, et qui éclairent différemment le personnage. Ce film mériterait d’être décortiqué avec ce scanner à photo, image par image.
Il a aussi un petit goût de film noir. Rick Deckard et Rachel on d'abord un look et interagissent comme les protagonistes de ces films. L’enquêteur désabusé et la femme mystérieuse peut être fatale, en tout cas une femme qui va impacter sa routine et l'amener à prendre des décisions qui vont changer sa vie. Dès qu'on les voit l'un face à l'autre, au moment de leur première rencontre, on sait que leurs destins vont s'unir. Harrison Ford et Sean Youngsont impeccables. Sean Young est sublime et délicate, elle alterne les séquences ou elle est une femme forte et une femme fragile avec aisance, et plus facilement qu'elle détache ses cheveux.

Mais les personnages les plus troublants et les plus beaux sont les réplicants. Au fur et à mesure qu'on les découvre leurs styles s'affirment et leurs personnalités aussi. Leon Kowalski interprété par Brion James est le premier que l'on voit. Comme chaque réplicant il ressemble à monsieur tout le monde. Mais lui il incarne vraiment,avec sa calvitie naissante et son air pas aimable «the man next door».
Zhora (Joanna Cassidy) est peu présente mais le temps qu'elle est là, elle dévore l'écran. Elle se situe entre poison ivy est une sirène. Elle est superbe et pue le danger.
Pris (Daryl Hannah) qui au début est une femme sublime se grime en un personnage de théâtre avec une peinture de guerre d'inspiration indienne sur les yeux. Un personnage plus qu'un être qui traverse une pièce en faisant la roue. Elle n'est plus nous. Roy Batty (Rutger Hauer)est le chef du groupe. Il ne varie pas pendant le film. Sa blondeur extrême, sa musculature sculpturale le fond passer pour peu humain au premier coup d’œil, et pourtant à la fin c'est lui le plus humain de tous.

Ce film est merveilleux mais il n'est pas sans réveiller chez nous un flot de réflexions et de questions.
Les réplicants nous parlent de l'esclavage. Ces êtres conçus de toutes pièces, conçus pour faire ce que les humains ne veulent pas faire, avec une date de mort programmée qu'ils ignorent. Ils sont les esclaves de cette époque.
Ils sont des esclaves sexuels, des soldats esclaves, des pionniers de la vie spatiale, ils n'ont aucun contrôle sur ce qu'ils vivent et on ne considère ni leurs libres arbitres, ni ce qu'ils ressentent. Ou est l'humanité dans le fait de décider la date leurs morts avant même qu'ils soient créés? Du coup le spectateur se questionne sur qui sont les plus humain des personnages?
Ou est l’éthique dans le fait de créer une population pour l’asservir et ne jamais se questionner sur ses actes ?.
Mais d'autres interrogations se formulent sur l’identité de Deckard,sur la nature des réplicants. Et on se met à se demander à qui on s'identifie et à qui on préfère ressembler.
Tout prend un autre sens et les animaux deviennent des totem de ces personnages. 

La chouette de compagnie allant de paire avec la réplicante de compagnie. Le serpent cloné n'est-il que le binôme de cet
être qui est présentée comme étant "autant la belle que la bête"? n'est-il pas beaucoup plus? le symbole de quelque chose? tout comme le hurlement à la mort de loup que pousse l'un des protagonistes lorsqu'il combat. Ces animaux qui semblaient anecdotiques, présents pour le décorum comme la colombe, prennent un sens différents au fil se l'histoire. Voir Blade Runner c'est entré dans un univers, un univers fait une myriade de versions dont deux principales. Un univers qui a inspiré de nombreux artistes comme vous pouvez en avoir un aperçu dans cet article qu'a publié fred sur certains fan art.

Pour moi c'est avant tout un film qui m'a fait rêver d’androïdes qui rêvent de moutons électriques et il me tarde de voir celui de 1982 et j'appréhende autant que je suis impatiente de découvrir celui qui arrivera en fin d'année.




Indiana Jones et la Dernière Croisade


L'archéologue aventurier Indiana Jones se retrouve aux prises avec un maléfique milliardaire. Aux côtés de la cupide Elsa et de son père, il part à la recherche du Graal.

Indiana Jones et la Dernière Croisade – 18 Octobre 1989 – Réalisé par Steven Spielberg

Après avoir visionné une fois de plus les trois premiers Indiana Jones, une chose est désormais claire, le second opus malgré toutes ces qualités intrinsèque est une anomalie. A l'époque George Lucas voulait que le second soit dans une tonalité plus sombre, comme un certain « Empire contre-attaque », une idée que Spielberg approuvait qui hélas n'a dans le contexte aucun sens, surtout si on compare ça au second volet de Star Wars. En résulte alors un Indiana Jones extrêmement misogyne et un personnage féminin mal écrit, aberrant de bêtise, dont Lucas admet après coup qu'il avait rendu ça bien plus sombre qu'au départ, car il était entrain de divorcer et qu'il n'était pas dans le bon « mood ». Des critiques à mon sens fondées qui pousseront le troisième film à revenir vers l'esprit du premier volet et donc quoi de mieux que de partir à la recherche du Saint Graal dans « lndiana Jones et la Dernière Croisade ».

Des son plus jeune age Indiana Jones est passionné par l'histoire, une façon pour lui aussi d'attirer l'attention de son père Henry Jones. Alors qu'a l'age de treize ans il était scout, Indiana avec un groupe d'amis tombe sur des pilleurs de tombes. Indiana reconnaît alors dans les mains de l'un d'eux « La croix de Coronado », un objet précieux qu'il ne peut se résoudre voir partir entre les mains des bandits. N'écoutant que son courage, il la vole et part au galop pour la mettre en lieux sur, tenant la dragée haute à des hommes expérimentés, mais hélas il ne peut empêcher la restitution de la dite croix à l'homme qui menait cette expédition. Impressionné par le culot du jeune Indy, il lui donne son chapeau, un présent qui l'accompagnera toutes sa vie. 1938, le monde s’apprête à basculer dans le chaos à cause de l'Allemagne Nazie. Une Allemagne qui cherche à mettre toutes ces chances de coté en partant à la recherche du Saint-Graal. C'est ainsi qu'Henry Jones, le père d'Indiana, le plus grand spécialiste sur le Graal est porté disparu. Jones prévenu par Donovan, part à Venise à la recherche de son père.

On revient au basique et cela fait du bien ! Ce n'est pas un séquel, mais la suite du film « Les aventuriers de l'arche perdue » et surtout c'est un film qui verse pas dans « la dark attitude » pour rien et de façon artificielle. Pourtant ce n'était pas gagné, car les premières versions du scénario écrites par Chris Columbus prolongées la thématique du film précédent, allant même parfois très loin, avec des fantômes ou encore des zombies. Mais tout ceci est écarté au profit une fois de plus des « Nazis », du « Saint-Graal » et de la venue du papa de Indiana Jones, un triptyque un poil redondant (sauf sur ce qui concerne le père) mais au combien palpitant à suivre.

La grande nouveauté du film, c'est la présence à l'écran de Sean Connery dans le rôle du père d'Indiana Jones, l'érudit Henry Jones. Un ajout à la mythologie Indiana Jonesque judicieux qui enrichit le personnage principal, tout en créant une nouvelle dynamique à l'écran et surtout cela permet de développer des thématiques chères à Steven Spielberg. La relation père/fils est au centre du film et se substitue clairement à la quête du Graal. Indiana Jones n'est pas à la recherche de cet artefact légendaire mais à la recherche de ce lien qui les unit lui et son père. Pendant deux heures, de péripéties en péripéties, de nazis en nazis, le récit s'attelle à recréer une relation durable entre ce père absent et son fils intrépide ou les incompréhensions sont légions, les sermons récurrents, mais qui sont muent par le même amour de l'histoire. Une passion qui se transformera en une confiance réciproque lors d'un climax tétanisant ou le père guidera le fils et ou le fils retrouvera foi en son père.

Quant à la réalisation, c'est une nouvelle fois du grand art ! Steven Spielberg fait preuve cette fois ci d'un grand sens comique, notamment en exploitant à merveille l'alchimie du duo Harrison Ford/ Sean Connery qui s'en donne à cœur joie. Un rire communicatif, des situations burlesques et une énergie communicative qui nous plonge au cœur de ce tandem inattendu, jusqu'à l'immense scène de fin dans le temple ou l'on passe du rire a l'émotion avec une aisance folle. Une maitrise de tout les instants, qui tire tous les autres acteurs du film vers le haut, comme le travail de Douglas Slocombe à la photographie, le montage réussit de Michael Kahn, les décors de Peter Howitt d'une grande minutie ou encore toute la direction artistique du film supervisé par Stephen Scott qui nous place dans la continuité visuelle du premier film. Puis il y a une nouvelle fois le génie de John Williams qui signe une composition sublime, épique et qui clôture le film avec le thème phare de la saga.

Le casting est une nouvelle fois de plus excellent ! On trouve d'abord River Phoenix qui est un parfait Indiana Jones jeune, intrépide, insouciant et un brin natif, il donne de l'épaisseur au Indy senior de part l'intensité de sa composition. Ce qui fait que l'on voit Harrison Ford sous un œil nouveau, notamment grâce a ce qu’amène l'introduction du père, il est encore plus sur de lui, sauf quand son père est dans les parages, ce qui lui renvoi ces propres faiblesses à la figure. Une composition plus nuancée qui rend indiana jones encore plus attachant. Comme dit plus haut, c'est Sean Connery le père de Indiana Jones et c'est un choix judicieux tant cela semble naturel. De plus Sean Connery se révèle être extrêmement drôle et ce n'est pas tous les jours que ça arrive. Après on trouve Denholm Elliott dans le rôle de Brody et John Rhys-Davies dans celui de Sallah. Seul point faible, ce sont les méchants incarnés par Alison Doody et Julian Glover qui ne sont pas à la hauteur du reste du casting, car leurs personnages manquent de clairement de consistance … 

Une dernière croisade salvatrice 


Indiana Jones et le Temple Maudit


INDIANA JONES ET LE TEMPLE MAUDIT
Réalisé par Steven Spielberg

Je garde d'Indiana Jones un souvenir ému. Le souvenir d'une enfant qui se régalait des actions de cet archéologue, et qui aurait bien aimé avoir un chapeau et un fouet elle aussi. Puis je me souviens avoir revu cet Indiana Jones avec Fred et avoir été si déçue de ce que je voyais, que je n'ai plus eu envie de les voir, même Indiana Jones et la dernière croisade qui reste mon préféré. J'avais peur que ça me gâche mon souvenir. Mais un dimanche on a décidé de revoir les trois d'affilés, et ce fut une très belle expérience. Alors j'ai décidé de m’arrêter sur cet opus de la première trilogie.


Dans cet épisode qui est le préquelle du premier, on trouve Indiana Jones, plus séduisant que jamais en smoking dans un cabaret de Saigon.
Il est là pour échanger les cendres d'un roi contre un énorme diamant. Bien évidemment cela ne se passera pas bien. Et notre ami Indi se retrouve en fuite avec une meneuse de revue blonde(Willie), et un adorable enfant débrouillard surnommé « demi-lune ». après un plongeon en bateau gonflable épique, ils se retrouvent dans un petit village d'Inde, ou ils sont reçus comme des rois. Avant leur départ on leur explique qu'ils doivent aller au palais de Panvot. Car on a volé une pierre sacrée du village. Et depuis tout va mal. Le pire étant que les enfants ont été enlevés.

Sur bien des points ce film ressemble et reprend des choses que l'on avait déjà vu et aimé dans l'arche perdue .Il y a la recherche archéologique qui est supplantée par une cause morale et humaine. Il y a, certes, un coté déjà vu dans la recherche des trésors.Les insectes peu ragoutants qui grimpent sur les personnages, les pièges mortels et le lot de squelettes qui surgissent de droites ou de gauches, ou encore les divers moment ou le héros est perdu mais dont il se sauve miraculeusement.
C'est redondant, mais c'est bien fait, certains éléments sont diversifiés, et ça suffit. Puis il y a de vraies choses nouvelles qui tournent autour de la secte et de sa manière d'agir qui permet de casser un peu cette impression.
On retrouve également d'autres fondamentaux, des méchants sans scrupules; un pays exotique; une cause supérieure.
La bouffée de légèreté est amenée par la présence des enfants que ce soit la jeune co-star Jonathan Ke Quan ou tous les autres dont l'inquiétant petit maharadja. Leurs apparitions à l'écran vont de paire avec un bon mot, une blague, ou une scène drôle à cause de leur décalage avec un héros adulte, c'est bénéfique pour le film. Mais ça permet aussi les raccourcis scénaristiques. Pourquoi donne-t-on des indications à demi lune( nom de personnage le plus gênant de tous les temps )? Parce que ce sont des enfants et que les enfants parlent entre eux.

Ou d’où vient cette idée, de brûler l'un des personnages pour le sortir d'une trans hypnotique? Pas besoin de justifier, c'est un enfant. Ceci dans un film ou l'on aime résoudre des énigmes ça me laisse sur ma faim. Mais ce qui m'a le plus dérangée est le personnage féminin. Alors je comprends que lorsqu'il a écrit l'histoire du film, Georges Lucas était en train de divorcer, mais je m'en fiche. Je trouve ça édifiant que le personnage principal féminin, soit une fille qui couche avec un mafieux pour l'argent. Qu'elle ne soit capable de rien faire de ses dix doigts, qu'elle soit la blonde à grosse poitrine qui n'a que des cris comme dialogue, ça me déçoit fortement. Alors que dans les deux autres épisodes de la trilogie ce n'est pas le cas. Elles sont fortes, indépendantes, et on aime se reconnaître en elles. Au final Willie embrasse un mec qui l'attrape avec un fouet et est moins intelligente que chacun des enfants du film. C'est en cela que ce film est décevant et pour cela que j'appréhendais à tort de revoir les deux autres.

Les Indiana Jones c'est de beaux souvenirs d'enfance ou je me rêvais d’être archéologue et baroudeuse. Les deux autres opus sont toujours aussi plaisants mais celui là, désormais me laisse un arrière goût de déception. 



Indiana Jones: Les Aventuriers de l'Arche Perdue



1936. Parti à la recherche d'une idole sacrée en pleine jungle péruvienne, l'aventurier Indiana Jones échappe de justesse à une embuscade tendue par son plus coriace adversaire : le Français René Belloq. Revenu à la vie civile à son poste de professeur universitaire d'archéologie, il est mandaté par les services secrets et par son ami Marcus Brody, conservateur du National Museum de Washington, pour mettre la main sur le Médaillon de Râ, en possession de son ancienne amante Marion Ravenwood, désormais tenancière d'un bar au Tibet. Cet artefact égyptien serait en effet un premier pas sur le chemin de l'Arche d'Alliance, celle-là même où Moïse conserva les Dix Commandements. Une pièce historique aux pouvoirs inimaginables dont Hitler cherche à s'emparer...


Indiana Jones: Les Aventuriers de l'Arche Perdue – 16 Septembre 1981 – Réalisé par Steven Spielberg.

Deux de mes héros d'enfance sont arrivés au cinéma bien avant que je naisse et ça je les dois à monsieur George Lucas. Alors oui j'ai toujours du mal avec ce qu'il a fait à Star Wars avec sa prélogie, mais c'est le créateur de deux sagas cultes qui continue encore à l'heure actuelle d'enchanter grands et petits. L'une a commencé en 1977 et son premier opus se nomme « La Guerre des Etoiles », l'autre met en scène un archéologue intrépide qui à pris ces quartiers en 1981 et qui se nomme Indiana Jones.

En 1936 au Pérou, le professeur Indiana Jones, archéologue réputé est sur les traces d'une idole Chachapoyan. Une mission périlleuse dans la jungle qui se finit pas la mort de plusieurs de ses collaborateurs piégés par les embûches mortelles dressées devant eux. Mais doublés par un concurrent, il rentre aux USA précipitamment. Alors qu'il reprend ses cours à l'Université, il est contacté par les services secrets américains qui le charge de retrouver « L'Arche d'Alliance ». Un artefact mythique que les nazis recherchent, car selon les croyances, une armée qui la possède, ne peut craindre la défaite. mais avant ils doivent trouver Abner Ravenwood, un vieil ami de Jones qui possède une amulette essentielle pour trouver l'arche. Indiana Jones part pour le Népal ou il ne trouve que sa fille Marion, car celui ci est décédé. Cependant elle ne lui fait pas un bon accueil, mais quand les Nazis la trouvent aussi dans son auberge, elle n'a d'autre choix que de suivre Jones, qui après une fusillade rocambolesque s'échappe avec lui en direction de l'Egypte …

C'est un film qui ne vieillit pas et qui se pose encore comme l'une des références du film d'aventure. La naissance d'un personnage emblématique qui titille constamment ma passion pour l'histoire et une certaine idée de l'archéologie. Une vision romantique, dangereuse et intrépide, qui conjugue dans mon esprit le frisson de la découverte au vertige de la recherche, ce qu'Indiana Jones synthétise à merveille et cela pendant quatre épisodes.

La rencontre de Spielberg avec Indiana Jones est écrite par George Lucas, Lawrence Kasdan et Philip Kaufman. Une manière pour lui d'oublier le refus des producteurs de la franchise James Bond qui ont balayé d'un revers de main, son envie de réaliser l'un des opus. Si à mon sens on atteint plus cette « bond touch » dans « Le Temple Maudit », ce film n'a rien à lui envier ! Un homme séduisant, un brin misogyne, qui travaille pour les services secrets tout en voyageant autour du monde pour sauver le monde du péril nazi. Pour compléter cela on rajoute une dose d'aventure, d'énigmes et de mysticisme inhérent au caractère de Indiana Jones. Un équilibre subtil entre le séducteur, le professeur et l'aventurier qui fait mouche. Tout comme l'humanité qui transparaît à l'écran, Indiana Jones n'est pas un agent secret mais un archéologue passionné par son métier. Un personnage instantanément attachant, malgré des défauts de plus en plus gênants avec le temps. Le scénario ne nous épargne les travers misogynes du personnage (Encore plus flagrant dans le second), mais aussi le racisme qui se dégage de certaines répliques qui auraient clairement du mal à passer de nos jours tant elles sont gênantes et intolérables.

Mais si je l'ai réalisé il y a peu et que je trouve ça regrettable, cela n’enlève pas le talent qui transpire à chaque seconde du film. Steven Spielberg qui en est alors à son cinquième film signe ici certainement le film d'aventure qui influencera le genre pendant plus de 35 ans. Il s'empare de ce scénario bien écrit et déroule avec maestria les tenants et les aboutissants d'une intrigue limpide ou se fréquentent sans jamais se parasiter, humour burlesque, aventure, fantastique et un léger trait d'horreur à la fin. Des le début il nous soumet des séquences admirables ou il étale sa science de la mise en scène sans jamais tomber dans la redondance, les imprévus de tournage nourrissent aussi cela comme par exemple avec le combat écourté entre Indiana Jones et l'homme au sabre, summum d'absurde et de drôlerie qui n’enlève rien au rythme de la séquence concerné. Spielberg n’oublie pas pour autant son personnage principal qu'il ne manque pas d'iconiser quand cela est nécessaire. C'est maîtrisé de bout en bout, comme la direction artistique qui ne manque pas de minutie que le travail de Douglas Slocombe à la photographie magnifie. Puis la musique de John Williams est fabuleuse …

Quant au casting, deux mots « Harrison Ford » !!! Cet acteur que j'aime énormément ne m'a pourtant pas toujours convaincu sauf dans les deux rôles de sa vie qui étaient faits pour lui . Dans le cas d'Indiana Jones, il est à l'aise, on le sent impliqué dès le départ et il apporte son sens de l'aventure au personnage, qui sonne comme un prolongement naturel de l'acteur. Une aisance qu'il répétera au moins trois fois. Pour l'épauler il trouve l'impeccable Karen Allen dans le rôle de Marion Ravenwood, une aventurière au caractère bien trempé qui est bien plus qu'une simple demoiselle en détresse ; ainsi que John Rhys-Davies dans le rôle de Sallah, un ami bienveillant de Indiana Jones. Et du coté des méchants on trouve Paul Freeman dans le rôle de Belloq, un rival de Indiana Jones qui s'offre au plus offrant, un mélange de cynisme et d'élégance; puis Ronald Lacey qui prend les traits du major Toht, l'archétype du Nazi menaçant, inquiétant et malveillant ; ou encore Wolf Kahler dans le rôle du Colonel Dietrich, un gradé impitoyable … 

Les légendes commencent ainsi ...