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Comancheria [Concours] [TERMINE]

A l’occasion de la sortie en Blu-Ray et DVD de Comancheria de David MacKenzie avec Chris Pine, Ben Foster, Jeff Bridges le 25 janvier 2017 Inglourious Cinema en partenariat avec Wild Side vous font gagner 1 blu-ray et 2 dvd du film :





Format image : 2.35, 16/9ème compatible 4/3 
Format son : Anglais DTS 5.1 & Dolby Digital 2.0, Français Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français 

Durée : 1h36 
Prix public indicatif : 19,99 € le DVD




Format image : 2.35 - Résolution film : 1080 24p
Format son : Anglais & Français DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titres : Français 
Durée : 1h41 
Prix public indicatif : 19,99 € le Blu-ray


Après la mort de leur mère, deux frères organisent une série de braquages visant uniquement les agences d’une même banque. Ils n’ont que quelques jours pour éviter la saisie de leur propriété familiale, et comptent rembourser la banque avec son propre argent. A leurs trousses, deux Texas Rangers déterminés à les faire tomber…



TIME IS OVER
MERCI DE VOTRE PARTICIPATION

[Pour gagner, il vous suffit de répondre correctement à la question ci-dessous avant le 8 février 2017 à minuit; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses:

Quel est le titre original du film ?

Envoyez votre réponse à inglouriouscinema@gmail.com

Avec votre nom, prénom et adresse postale.

Pour doublez vos chances, suivez nous sur facebook ou twitter]



Le tirage au sort aura lieu le 9 Février 2017 et les gagnants seront avertis par e-mail. 1 seule participation par foyer sera prise en compte, toute réponse incomplète (sans adresse) ne sera pas prise en compte, Concours destiné aux habitants de France métropolitaine uniquement. Vos coordonnées ne seront pas conservées. Notre partenaire enverra les lots aux gagnants, Inglourious Cinema ne saurait être tenu pour responsable de l’acheminement des lots.


You're Welcome 2016 ! Bilan et Top de l'année ...


Cette année le blog continue d'avancer doucement, mais surement avec un rythme de 10 articles par mois environ. Depuis plus de six mois je peux compter sur l'aide de ma compagne Cécile qui a enfin accepté d'écrire sur les films qu'elle souhaitait et c'est vraiment agréable, car elle apporte un autre point de vue et une autre sensibilité qui me fait voir des sujets différemment. 

De plus, on a pu faire le festival de Bordeaux ensemble et ça c'était cool ... 

Place au top 25 !  

C'est un top totalement subjectif qui laisse la part belle à l'affect avant l'objectivité. Ce n'est donc pas un hasard si on trouve "Snowden" bien avant "The Revenant", le premier à su me parler, me toucher, alors que ce n'est pas un "grand" Oliver Stone; tout le contraire de "The Revenant" qui est d'une hallucinante maîtrise technique, mais qui me laisse complètement froid et indifférent. 


1 - Kubo and the two strings

2 - Steve Jobs 

3 - Mademoiselle 
4 - Truman
5 - Vaiana 
6 - Meru
7 - Comancheria
8 - The Witch
9 - Les Filles au Moyen-Age
10 - High Rise

Les dix premiers sont là car ils m'ont autant touché que rappelé des moments de ma vie. La perte des proches, le deuil, la maladie, la précarité ou encore le manque d'un père. Des thématiques récurrentes dans les films cités si dessus qui sont traités de manières bien différentes.

11 - Rogue One
12 - La Jeune fille sans mains
13 - Snowden
14 - Creed 
15 - Paulina

16 - XMen Apocalypse
17 - Dernier Train pour Busan
18 - Central Intelligence
19 - Batman vs Superman
20 - Zootopie
21 - The Strangers
22 - The Nice Guys
23 - Peter et Eliott
24 - Manchester By the Sea
25 - The Revenant

Le reste reflète aussi ce qui se passe de nos jours. Les films prônent la tolérance, la solidarité et ils questionnent aussi fortement notre société, son présent, son passé et son futur.

Concernant un éventuel flop, je ne garde que l'immense déception que fut "SUICIDE SQUAD". Ce film est un cas d'école sur l'ingérence d'un studio dans le process de création d'un film. Tout est fait pour les mauvaises raisons, à savoir rattraper un retard colossal vis à vis de la concurrence qui a modelé à son image le marché du CBM. En résulte un film bâtard, gangrené par l'égo des uns et des autres qui laissent transparaître en filigrane un film bien plus intéressant.

Quant à 2017 j'attends pas mal de films, mais certain m'attirent plus que d'autres comme "Baby Driver" de Edgar Wright; "The Shape of Water" de Guillermo Del Toro; "El Hombre de las Mils Caras" de Alberto Rodriguez, "Silence" de Martin Scorsese, "Miss Sloane" de John Madden ou encore "Grave" de Julia Ducournau qu'il me tarde de revoir ... 

DESCENDEZ PLUS BAS, CE N'EST PAS FINI !!! 

CECILE VOUS RACONTE AUSSI SON ANNÉE 





2016


L'année 2016 a été pourrie pour plein d'entre nous, mais elle m'a amenée à écrire sur des blogs, d'abord sur les cinefilles et ensuite ici. Ça faisait des années que Fred m'ouvrait sa porte et que je n'osait pas entrer.. Mais j'avoue que j'ai pris beaucoup de plaisir à être publiée essayant de parler de films dont il ne parlait pas en évitant les doublons.

Ma plus belle expérience aura été sans aucun doute de faire le FIFIB en tant qu'accréditée. Bien sure c'est toujours un bonheur de faire des choses avec son amoureux, mais en tant que fille qui aime le cinéma, c'est un vrai bonheur de découvrir tous ses films différents qui viennent à nous.





Ma plus belle découverte n'aura pas été un film de 2016. Elle aura été chez moi, en découvrant le magnifique, sensuel,et hypnotique à la verticale de l'été. Je ne remercierai jamais assez Guillaume de m'avoir fait découvrir cette œuvre indéfinissable et sans égale.Cette année et tous ces films ont créé une ouverture sur le cinéma coréen que je ne connaissais que peu, mais qui aujourd'hui attise toujours ma curiosité et à qui je donne toujours une chance. Le magnifique Memories of Murders a conquis mon cœur.

Cependant 2016 aura été pleine de surprises, même si une grande partie d'entre elles n'ont pas été à la hauteur de ce que j'attendais. Quelques unes sont cependant sorties du lot, et ont conquis mon petit cœur de cinéphile. Je ne ferai aucun classement je les ai aimé pour différentes raisons, et aucun ne prime sur l'autre il y a spotlight, kubo, mademoiselle, la jeune fille sans mains ou encore Peter et Elliott.
Il y a eu le plaisir sans nom de voir Eternité au cinéma, ce n'est pas mon film de tran anh Hung préféré jusque là mais c'est quand même une magnifique expérience. finalement ce qui aura volé mon âme sera un documentaire, le magnifique Meru.
J'avoue qu'il y a encore au moins un film de 2016 que je n'ai pas vu, et que je sais que je vais aimer car j'adore le réalisateur, c'est démolition. Je devais voir a nouveaux tous les films de jean marc vallée et écrire dessus, mais je n'ai pas encore eu le temps


Parmi les déceptions il y a eu l'ensemble des Comics books movies. Je n'en sauve aucun. Et je ne m'étalerai pas sur l'immense déception qu'a été pour moi Suicide Squad et surtout la sous exploitation du joker. Les adaptations ayant eu une année difficile Assassin's Creed ne m'a pas plu non plus. Il y a aussi ces films que tout le monde a aimé mais que moi non, c'est The Strangers et The Nice Guy. Un seul cependant a eu ma peau, c'est Green Room, le seul que je déconseillerai.


2017 arrive avec son lot d'attentes blade runner, el hombre de mil caras, baby driver, outsider, star wars, the shape of water...
Mais le fifib m'a permise de jeter un œil sur ce qui va sortir l'année prochaine et j'avoue que l'idée de revoir Grave ou lettres de la guerre me fait frissonner de plaisir


Wonder Woman


WONDER WOMAN
de Patty Jenkins

Ecrire sur un film n'est pas un exercice facile, chez moi ça va de paire avec un genre de rituel ou je le laisse décanter et ou je réfléchis dessus. Mais Wonder Woman, j'en attendais rien. Je n'avais pas aimé les précédents Comic Book Movie (CBM) de chez DC. Je gardais une image mitigée de la série des années 70. Et je fus bien surprise.

Doit on vraiment parler de l'histoire? oui et non. Je ne pitcherai pas le film, mais le début nous fait débarquer sur l’île de Themyscira, île ou vivent les amazones .
Et dès ce moment là, la réalisatrice fait les bons choix. En décidant de raconter chronologiquement l'histoire de Diana, elle la présente comme enfant, une petite fille hyper attachante, avec une bouille à bisous, un air déterminé et espiègle, qui fausse compagnie à sa répétitrice pour assister aux entraînements de ces femmes, et faire du shadow fight qui fera fondre n'importe qui.

Et c'est par son biais que l'on nous raconte l'histoire de ces combattantes, pourquoi elles vécurent, pourquoi elles se battirent, et se retranchèrent sur cette île. Rapidement on sent le secret autour de cette petite princesse, on devine que la sculpture dans l'argile qui prend forme grâce à la prière , c'est un peu audacieux comme manière de conception... Lorsque Diana prend les trais de Gal Gadot c'est pour amorcer l'un des twists de l'histoire, l'arrivée des hommes, de la guerre, du départ de l’île.
Ce film se nomme Wonder Woman, donc on suit... Diana c'est logique. D'ailleurs elle ne sera jamais affublée de ce titre pendant le film. On suit ses premiers pas hors de Themyscira. Des premiers pas emprunts d'une naïveté, et d'un manque de connaissances sur cette société phallocrate. Se dessine en négatif,surtout porté par le jeu
discret et efficace de l'actrice le portrait d'une femme très actuelle. Une femme érudite (et n'ayant pas les tabous de liés à la nudité ou à la sexualité;assumant parfaitement l'un et l'autre), polyglotte, avec des valeurs qui régissent sa vie, et sachant se défendre seule, faisant ses choix, acceptant de suivre l'un ou l'autre, ou de ne pas le faire.
Elle est le personnage de CBM le mieux écrit que j'ai vu dans un premier film. On apprend qui elle est, d’où elle vient, on découvre plusieurs de ses facettes. Elle n'est pas représentée comme un personnage avec la maturité d'un adolescent, alternant les phases et qu'on a envie d'envoyer dans sa chambre. Patty Jenkinsarrive à en faire une héroïne «sublime», sans l'hyper sexualiser. La manière dont est évoquée la scène d'amour en est la plus belle démonstration.

Évacuons tout de suite la question du féminisme. Essayant de ne pas utiliser d'insultes dans mes billets, je tache de modérer mes propos. C'est compliqué. Car je trouve que ça ne devrait pas être une fin en soi. D'abord car le personnage, n'est pas dans ces notions. On la suit pendant les quatre cinq premiers jours ou elle arrive dans cette société, en pleine guerre, je comprends que ce ne soit pas l'urgence. Parallèlement, il y a des marqueurs forts de sa manière de penser. Son comportement à Londres, ces échanges avec Etta. Un ensemble de petits détails qui font un tout. Le créateur du personnage Charles Moulton, voulait inspirer par l'exemple et je trouve que ce film suit cette philosophie.
Le féminisme est présent partout: la place d'Etta dans le Royaume uni de 1918, la manière irrespectueuse dont est traitée Diana par les généraux, mais aussi la manière dont elle est considérée par les autres membres de son groupuscule de
choc, la manière dont elle est vue par les civils; c'est tout aussi vrai pour ce qui touche au docteur poison, sa personnalité, le fait qu'isabel soit l'antithèse de la plante venimeuse, et ait au final un rôle qui d'habitude et attribué aux hommes... Alors oui, il n'y a pas d'invectives, pas de vocabulaire militant, pas de catch phrases, mais la vie ce n'est pas les catchs phrases des réseaux sociaux.
Je clorai le dossier Diana par le sourire, vraiment, il y a des gens qui disent que ce personnage sourit trop? Pour un personnage masculin vous avez déjà entendu ce genre de réflexions «batman, il fait trop la gueule» «antman, il rigole trop», bizarrement pas. Puis en tant que femme, j'ai affiché un sourire de circonstance alors que le sol se dérobait sous mes pieds toute ma vie. Je ne comprends pas cette remarque, moi je vois ce qu'exprime le regard ou l'attitude de Gal Gadot, j'y vois une finesse de jeu et la force d'un personnage.

Chris Pine qui interprète Steve Trevor, et le complice de Diana. Il tient valeureusement et avec humour cette place. Ce personnage est à la fois en accord avec son temps et à une ouverture d'esprit très anachronique pour son époque. L'acteur ne m'a pas autant marquée que dans Comancheria, mais il déploie quand même tout son talent pour exister. Et il en faut car quand tu te retrouves entre Gal Gadot qui est à son meilleur, et un Said Taghmaoui qui bouffe l'écran, il te faut plus qu'un regard bleu acier.
Dans ce film il a des bons acteurs à tous les niveaux, j'étais ravie de retrouver Robin Wright, Elena Anaya, et David Thewlis mais je vous laisse découvrir dans quel registre.

Car une fois n'est pas coutume, le scénario ne nous prend pas pour des idiots. L'intrigue et son épilogue ne nous sont pas annoncé des le début, le twist m'a surprise (je ne suis pas sure que ça me soit déjà arrivée dans le cadre d'un cbm). Et ça fait partie des transgressions scénaristiques qui font du bien, avec une histoire principale claire ancrée dans l'univers DC mais pas plus, pas de caméo d'autres super héros, pas de scènes post générique qui ne servent à rien. Et je me mets à espérer que ce film soit le début d'une nouvelle ère au royaume des films mal foutus sur les super héros.
Je ne peux pas terminer ce billet sans parler des décors. Ils sont sublimes, et détaillés. L’île de Themyscira est paradisiaques, les scènes en intérieurs apportent au film en décrivant ce milieu très fonctionnel et luxueux. Ils impriment la supériorité de cette civilisation. Alors que les scènes dans ses extérieurs majestueux nous parlent de leurs grandeurs d’âmes et de leur adresse aux combats.

Ceux de Londres, et des scènes de guerres, toujours sombres et gris reflètent le désespoir de ce monde, qui est perdu et ne se reconnaît plus. Les scènes de combats sont très bien réalisées, et lors de l'ultime face à face le jeu de lasso de Diana est sublime et quasiment poétique. Les effets spéciaux dans ce films amènent toujours quelque chose à l'histoire. Jusqu'au nuage jaune du gaz moutarde qui permet d'envelopper l'horreur et de nous laisser la deviner.

Si je prends un peu de recul sur ce film. Je me dis qu'il peut être interprété comme une métaphore du passage à l'age adulte tout autant que comme le premier opus des films de Wonder Woman. Je vois le paradis perdu de l'enfance, la formation de la personne, le départ pour vivre sa vie et s'accomplir, l'apprentissage de la différence, l'amour, la désillusion, puis au final ce moment ou les masques tombent et ou cette femme sait qui elle est et pour quoi elle est là. Sans plus se mentir sur son identité est et sur qui sont ceux qui l'entoure. Elle est une adulte.

Avoir vu tout ça dans ce film me rend optimiste sur les films à venir comme Captain Marvel de chez Marvel ou Aquaman de DC. Je ne suis encore sur la retenue pour les autres. Mais c'est une éclaircie dans cet univers bien obscur

NB: fred a publié il y a quelques jours un sur ce personnage un très bel article.
Quant à ces belles affiches je les ai trouvé sur le beau site poster posse