The Revenant


Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

"The Revenant" ne m'a pas touché, mais pas au point que j'en sois a détesté le film, il me laisse juste totalement indifférent. Si bien que je me vois mal vous dire des choses dites plusieurs fois ailleurs et avec beaucoup plus de convictions que moi. Toutefois, il y a un homme qui m'a ébloui dans ce film, c'est le chef opérateur multi-oscarisé "Emmanuel Lubezki" dit "Chivo" qui travaille pour la deuxième fois avec Alejandro Gonzalez Inarritu et qui réalise ici un travail d'une beauté à coupé le souffle. Un talent qui donne au film toute son intensité, son réalisme et sa force évocatrice.

Lubezki est pour moi, l'atout et l’intérêt majeur de ce film. Et quoi de mieux pour vous dire de voir ce film que de vous montrer quelques photos de Lubezki (Source: Instagram)


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Quelques minutes après minuit


QUELQUES MINUTES APRES MINUIT réalisé par Juan Antonio Bayona


Je n'avais pas envie de voir ce film. Je sentais le goût des larmes qui allaient couler. Je pressentais l'actrice qui n'allait pas me convaincre. Je n'avais pas envie de m'y frotter, je n'avais pas envie que mon amoureux s'y frotte non plus. Mais on y a été et il m'est difficile d'avoir un avis manichéen dessus. Ce film raconte l'histoire du petit Conor âgé d'une dizaine d'années qui vit avec sa maman. Maman qui est atteinte d'un cancer qu'elle tente de soigner. Un jour à minuit sept, l'if qui pousse dans le cimetière sur lequel donnent les fenêtres de la chambre du garçon, prend vie majestueusement. Il vient à lui et lui explique qu'il racontera trois histoires et que la quatrième ce sera lui qui parlera. Il devra raconter le cauchemar qui le hante.

Ce film n'est pas un film sur le deuil, ni sur la mort. Il parle de ce qui la précède; lorsqu'un enfant (grand ou petit) voit l'un de ses parent être malade, souffrir, et se mourir. Ce moment ou la culpabilité fond sur vos épaules pour ne jamais les quitter. Ce moment ou vous voyez un énorme multi-tonne foncer sur vous et que vous croyez encore que tout va bien se passer. Ce thème est rarement abordé, et l'équilibre est toujours difficile à trouver. Ici le sujet est traité avec justesse surtout grâce à l'intervention de de l'if. Car cet arbre est porteur de messages sur le bien,le mal, et surtout que tout n'est pas aussi simple et linéaire que l'on veut bien le croire. Mais le plus important est celui qui traite de la culpabilité. C'est quelque chose de remarquablement bien fait, et même surprenant car ces ajouts très originaux se greffent sur une histoire mélodramatique cousue de fil blanc aussi banale que triste.

Tout ceci est aussi servi par une formidable réalisation. Elle créé un univers graphique et visuel dès les premières minutes du film. Le teint diaphane de Connor qui contraste avec sa doudoune deux fois trop grande aux bandes colorées; ou son petit pull tricoté et rayé, lui donne une aura des qu'il apparaît à l'écran. L'univers sombre et douillet de leur maison dans les teintes brunes et chaudes, composant une ambiance cocooning instantanément. Puis il y a les coussins et les plaids qui semblent être faits mains et dont la douceur traverse l'écran. Ou encore ce patchwork des dessins qui habillent les murs de cette maison. C'est beau, et chaleureux! Tout est étudié et on voudrait avoir le temps de s'appesantir un peu plus sur chaque image. Le tout donne un rendu attachant.

Il y a aussi des fulgurances dans ce film qui sont le plus souvent liées à l'arbre. L'if en lui même est assez majestueux. Sa création est sublime, DDT a fait un travail extraordinaire agrémenté de motion capture. Il est si expressif et si attachant qu'il en est quasiment humain. Il est l'un des principal atout du film. Puis il y a la forme des deux premières histoires que racontent l'if . Les raconter avec une animation qui semble être de l'aquarelle, est une brillante idée. Elle renforce l'impression de conte, et rajoute de la magie à la magie. Il y a cependant des bémols a mes louanges. Et pas uniquement le coté très prévisible de l'histoire principale.

L'if et même l'histoire, m'ont rappelée le roman de Mathias Malzieu "Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi". Ou un géant imaginaire qui craque comme du bois sec vient aider un jeune adulte à vivre la mort de sa mère. Pendant tout le film , je me suis dit qu'il y avait à minima une continuité extraordinaire pour ne pas dire déstabilisante. Ensuite je vis avec un des grands admirateurs de Guillermo Del Toro, et les ressemblances avec ses choix de réalisation sont légions. Il y a du Labyrinthe de Pan dans le pitch, Conor ressemble au petit garçon de l’Échine du Diable, puis il y a tous ces plans avec les serrures , il ne manque que quelques papillons et on signe Del Toro. J'avoue que ça m'a gêné au visionnage du film.

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Mais dans ce film celui tient la baraque est le petit Lewis MacDougall. Ce magnifique jeune acteur doit jouer des scènes difficiles dans des conditions compliquées. Il le fait avec justesse et talent il bouffe l'écran. Sigourney Weaver est juste et bouleversante dans ce rôle si particulier d'une mère qui voit son enfant souffrir et doit accompagner l'enfant de son enfant. Elle est sublime. Quant à Felicity Jones son manque de charisme évite de rajouter du pathos au mélodrame et ça, c'est vraiment bien. Puis il y a Liam Neeson en if rien que pour lui le film mérite d’être vu.

Quelques minutes après minuit n'est pas un film qui me laisse insensible. J'ai fini en sanglotant dans la salle. mais ce n'est pas un film qui nourrit mon amour du cinéma. Cependant si l'adulte que je suis devait affronter ce qu'elle a vécu étant adolescente. Elle montrerait ce film à son petit frère pour qu'il puisse se préparer à ce qu'il va traverser, et peut être qu'elle essaierait d'en tirer quelque chose pour elle.


Julieta



Julieta s’apprête à quitter Madrid définitivement lorsqu’une rencontre fortuite avec Bea, l’amie d’enfance de sa fille Antía la pousse à changer ses projets. Bea lui apprend qu’elle a croisé Antía une semaine plus tôt. Julieta se met alors à nourrir l’espoir de retrouvailles avec sa fille qu’elle n’a pas vu depuis des années. Elle décide de lui écrire tout ce qu’elle a gardé secret depuis toujours. Julieta parle du destin, de la culpabilité, de la lutte d’une mère pour survivre à l’incertitude, et de ce mystère insondable qui nous pousse à abandonner les êtres que nous aimons en les effaçant de notre vie comme s’ils n’avaient jamais existé.
Julieta – 18 Mai 2016 – Réalisé par Pedro Almodovar

Ce mois-ci, j'ai découvert plusieurs films de Pedro Almodovar. Il y a eu « Tout sur ma mère », « Parle avec elle » et enfin l'excellent « Volver ». Trois films qui viennent enrichir le regard que j'avais sur Almodovar, après avoir seulement vu « La Piel que Habito ». Un cinéaste exigeant, à l’esthétique colorée; aux thèmes récurrents et aux personnages bigarrés que l'on retrouve régulièrement en haut de l'affiche et comme j'étais lancé, j'ai découvert à la suite de Volver, son dernier film en date, le bien nommé « Julieta ».

Des le début on sent la nostalgie qui gagne Julieta, elle est pensive, secrète, mais elle est occupée par son futur déménagement de Madrid avec son nouveau compagnon ce qui fait qu'elle ne s’appesantit pas sur son sort. Toutefois quand elle sort de chez elle, elle tombe fortuitement sur une ancienne camarade de sa fille « Béa », qui lui donne des nouvelles de sa fille, ce qui déstabilise Julieta. Car cela fait des années qu'elle n'a pas vu sa fille qui du jour au lendemain a décidé de purement l'effacer de sa vie et cette rencontre n'a fait que raviver une blessure qu'elle penser avoir cicatrisé. Chamboulée, elle ne veut peux plus partir parce qu'elle ce folle espoir de la retrouver enfin. C'est ainsi qu'elle se met à lui écrire tout ce qu'elle ne lui a jamais dit, la replongeant bien des années en arrières …

Sur cinq films vu de Almodovar, je place sans hésiter « Julieta » dans ceux que j'aime le moins. Et je ne comprend pas ! Pourtant tous les signaux étaient aux verts pour que j'apprécie le film, une histoire de femme comme il sait si bien le faire, mais aussi une reconnaissance critique que son précédent film avait échappé. Bref de quoi être enthousiasmé par le film du réalisateur espagnol et espérer passer un moment agréable devant. Sauf que ce fut pas le cas.

Cette adaptation d'un recueil de nouvelle de Alice Munro était un projet qu'Almodovar mûrissait depuis « La Piel que Habito », qu'il a d'abord développer en langue anglaise avant de faire volte-face et de le penser en langue espagnole. Un choix sans doute plus facile pour pouvoir le mener à bien et se détacher un tant soi peu de l’œuvre originale. Il conte alors de nouveau une histoire ou les femmes sont les actrices de leurs destins. Une histoire faites de morts, de disparitions, puis de silences, de douleurs et d'incompréhensions. Des thèmes qui sont chers au réalisateur, mais qui ici ne trouve pas le même écho qu'habituellement, la faute en partie a un scénario linéaire qui ne cherche même pas à cacher sa prévisibilité. Ce n'est qu'un enchaînement de flashbacks qui se succèdent, sans rythme, sans tempo, ni imagination ou on est captif de la mollesse de Almodovar qui nous entraîne dans la catatonie de son personnage principal.

Cependant je salue les deux actrices principales qui portent le film sur leurs épaules. Tout d'abord on a Adriana Ugarte qui joue Julieta jeune. Une actrice révélée à la tv espagnole qui trouve ici son premier grand rôle au cinéma. Elle fait preuve d'une grande adaptabilité et révèle une grande sensibilité. Et celle qui joue Julieta adulte est une actrice fort talentueuse mais bien trop discrète qui ne nomme Emma Suarez. Elle donne ce qu'il faut de caractère et de tempérament pour nourrir au mieux le personnage de Julieta. Une performance à l'unisson de celle de sa partenaire qui colle à merveille et ou l'on ne doute jamais que c'est le même personnage. 


Décevant !


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High-Rise


1975. Le Dr Robert Laing, en quête d’anonymat, emménage près de Londres dans un nouvel appartement d’une tour à peine achevée; mais il va vite découvrir que ses voisins, obsédés par une étrange rivalité, n’ont pas l’intention de le laisser en paix… Bientôt, il se prend à leur jeu. Et alors qu’il se démène pour faire respecter sa position sociale; ses bonnes manières et sa santé mentale commencent à se détériorer en même temps que l’immeuble : les éclairages et l’ascenseur ne fonctionnent plus mais la fête continue! L’alcool est devenu la première monnaie d’échange et le sexe la panacée. Ce n’est que bien plus tard que le Dr Laing, assis sur son balcon en train de faire rôtir le chien de l’architecte du 40ème étage, se sent enfin chez lui.

High Rise – 6 Avril 2016 – Réalisé par Ben Wheatley

Si l'on vit dans un confort relatif en comparaison de certain pays, on ne peut pas dire que l'on vive dans une société égalitaire. Que vous soyez noir, arabe, musulman, juif, homosexuel, transexuel, femme ou pauvre (désolé si j'en oublie), vous ne serez pas forcément traité de la même façon qu'une personne qui possède tout ce qu'elle souhaite ou simplement qui a du pouvoir. Ce sont des notions relatives, car on ne sait pas vraiment de quoi demain sera fait et les puissants d'un jour peuvent devenir les parias le lendemain. Alors pourquoi ne pas œuvrer pour une société plus juste ? Plus égalitaire ? Parce qu'il est plus facile d'entretenir les clivages que des résoudre les problèmes qui se posent à nous quotidiennement. Cette société capitaliste qui entraîne chaque jour davantage des pays vers un esclavage moderne, pour que les pays dits développés puissent profiter des derniers produits à la mode. Mais là aussi, nous ne sommes pas égaux, tout le monde n'a pas le même accès à l'informatique, aux smartphones, aux derniers ordinateurs à la mode.


Le pire étant c'est qu'on se permet de juger et de cataloguer celui qui ne possède pas ces choses là, un constat que l'écrivain J. G. Ballard avait fait des les années 70. C'est ce qui a donner le livre « High-Rise » ou les habitants de Londres était logés dans des hautes tours, avec tous le confort moderne, mais ou ils étaient classés comme des livres, les pauvres en bas et ainsi de suite jusqu'au plus riches, un environnement ou seul ce que l'on possède nous caractérise …

Dans un immeuble en proie au chaos, on découvre le personnage de Robert Laing qui déambule dans les immenses couloirs de cette tour. Ou les personnages les plus bizarres semblent vivre, un peu comme Laing que l'on voit déguster un morceau de son chien à la broche, avec un contentement qui laisse songeur. Mais que c'est il passé ? Quelques mois plus tôt, le docteur Laing vient tout juste de s'installer dans une tour révolutionnaire ou tout le confort moderne s'y trouve. Piscine, commerce, salle de sport, tout est fait pour satisfaire le locataire. Un environnement confortable ou il peut passer inaperçu et vivre tranquillement. Peu à peu le docteur Laing s'aperçoit que des règles tacites existent dans l'immeuble ou les gens des appartements du bas ne fréquente pas ceux des appartements qui se trouve en haut de la tour, rivalisant même d'ingéniosité et de folie pour montrer ceux qui font le mieux la fête. Une atmosphère électrique qui commence à dérailler peu à peu, favoriser par l'enfermement, l'entre soi qui se crée entre résident et par une toute petite panne de courant …


Avant de le voir j'avais à peu près lu tous les types de réactions, de la plus mauvaise à la plus bonne, sauf qu'il y avait plus de réactions catastrophées et que ce n'était pas rassurant. Sauf qu'au final, je les comprends aussi, car ce « High-Rise » est tous sauf un film qui cherche la facilité, il n'hésite pas des le début à prendre le spectateur à rebrousse poil, mais personnellement j'ai vraiment accroché au délire de Ben Wheatley qui se révèle être un réalisateur surprenant, au milieu d'une dystopie fort intéressante et totalement intemporelle.

Avec ce film c'est la troisième fois que l’œuvre de J. G. Ballard est adapté au cinéma, après « Crash » de Cronenberg et « L'empire du soleil » de Spielberg. Ou « Crash » est le début de la trilogie du béton, qui compte aussi « L'ile de béton » et bien sur « High-Rise ». Un roman que le producteur Jeremy Thomas a porter pendant dans près de quarante ans avant de voir Wheatley le concrétiser. Le film est alors écrit par « Amy Jump » qui laisse se dérouler l'action dans le Londres des années 70 et bien sur dans ces immenses buildings révolutionnaire. Le fil narratif est alors très simple, l'enfermement et les différences de classes sociales alimentent des ressentiments qui ne demande qu'à exploser et le personnage de Laing doit tenter d'y survivre, voir de choisir son camp. Mais si on s’arrête simplement à ça, c'est passer à coté de tout le potentiel que le film avait à offrir.

Première chose, le personnage de Laing, ce médecin est un peu l'avatar qui symbolise le spectateur que nous sommes et de facto la personne que l'on est ! Le réalisateur nous place alors au cœur du récit, on évolue ainsi des deux cotés, dans les hautes sphères près de « l'architecte » ou encore près de ceux considérer comme les classes « populaires », en cherchant constamment la place qui est là notre. Mais là ou pour moi c'est intéressant, c'est de voir cette haute tour de béton devenir un microcosme à lui seul, un être vivant qui pense et qui se défend contre toute forme d’agression (intérieure comme extérieure). Un personnage à part entière qui est le vrai nerf de la guerre, qui synthétise tout les problèmes sociétaux des années 70, mais aussi ceux de nos jours et Wheatley nous en montre toutes les dérives, dont la plus basique, ceux qui ont tous face à ceux qui n'ont rien. Mais le réalisateur laisse une porte de sortie, c'est le chaos, des gens sont partis, d'autres sont morts, mais la tour ne s'est pas effondré et une fois la tension retombée, une nouvelle société commence à émerger, une société ou les femmes semble être l'avenir et ou notre personnage Laing à enfin trouver sa place, ou l'humain prouve sa capacité à se relever une fois de plus …



Tandis que d'un point de vue purement formel, le film de Ben Wheatley est vraiment pas mal du tout ! Le film baigne pendant deux heures dans une esthétique rétro-futuriste qui nous envoie tout droit dans des années soixante-dix vraiment particulière. Une période faste en couleurs et autres fantaisies qui vont à merveille avec la froideur et les lignes épurées du bâtiment, un équilibre de funambule que l'on doit au travail de Mark Tildesley à la production design, à Nigel Pollock et Frank Walsh à la direction artistique et à Paki Smith pour les décors. Un décor qui permet au réalisateur pas mal d'excentricité, de jeu de miroir, de symétrie et tout cela avec énormément de fluidité, pour des scènes de transes ou encore de liesses générales électrisantes ou toutes la bestialités des habitants éclatent ! L'ensemble éclairé magnifiquement bien par la chef op Laurie Rose qui amène de la chaleur à l'écran et qui contraste avec l'aspect massif du bâtiment, une façon adéquate de compléter la réalisation de Wheatley et la bande originale de Clint Mansell. 


Quant au casting il tient en deux mots pour moi « Tom Hiddleston » !!! Cet acteur britannique joue le gentleman de service, discret, posé, à la voix douce et qui reste de marbre quoi qu'il arrive et c'est en jouant sur ça qu'Hiddleston est épatant, car peu à peu il change et cette voix si avenante se met au diapason de son entourage. Une vrai métamorphose au service du film. Mais on trouve aussi Luke Evans en incontrôlable agitateur, Jeremy Irons dans le rôle d'un architecte dépassé et un trio d'actrices impeccable entre Sienna Miller, Elisabeth Moss et Sienna Guillory


Délirant, imprévisible et chaotique peinture du société malade !


HIGH-RISE par Chris Thornley

Manchester by the sea




MANCHESTER BY THE SEA

de Kenneth Lonergan


J'ai traîné mon amoureux voir Manchester by the sea, et ça ne restera pas comme le film de l'année, même si Casey Affleck a gagné l'oscar pour ce rôle. 
J'ai cru ce que j'ai lu, et j'ai mal lu. Ce film oscille entre aigreur et âpreté et je regrette d'avoir terminé l'année sur cette note.

Comme je le disais au début de ce texte, ce film est tout sauf le film fort et galvanisant auquel je m'attendais. C'est un film dur, traité sans compromis. C'est un film sur le deuil et des deuils il y en a à tous les étages. La mort d'un père qui est un frère en préambule puis d'autres qui se dessinent, puis qui se dévoilent dans toutes leurs horreurs et leurs noirceurs. Ce qui très vite plombent le film.

Mais c'est aussi sans spoiler, l'histoire d'une rédemption, peut-on se pardonner aussi facilement que l'on nous pardonne. Peut on passer au dessus des drames qui nous brisent.
Est-ce qu’être vivant veut dire que l'on vit? Et les choix scénaristiques qui rajoutent de l'horreur aux drames ne simplifient pas l'éclosion d'un espoir.
Il y a cependant des pointes d'humour pour alléger le tout. Mais c'est le plus souvent un humour situationnel qui implique que l'un des deux personnages est en mauvaise posture. En général c'est au détriment de ce pauvre lee, toujours inadapté et à contre courant. Cela rajoutant au malaise général. 
Manchester by the sea parle aussi du non dit. Et c'est parfaitement incarné par Lee. La vie a transformé cet homme léger et sociable en homme taiseux et bagarreur. Casey Affleck interprète brillamment cet homme au comportement quasi autistique avec un penchant pour la bagarre qui ressemble beaucoup à de l'autodestruction.
il est le personnage central, il est dans chaque scène. C'est lui que l'on suit et qui rythme le film. Le seul autre personnage réellement présent dans ce film est l'ado joué par Lucas Hedges. Si l'acteur est excellent les scénaristes ont pris des décisions très particulières pour ce personnage. Lui aussi il est très monolithique dans le style garçon le plus populaire de son lycée. il met du temps à être attachant. Alors qu'il est en plein drame par moment on est à deux doigts de le trouver pas assez réceptif à ce que vit son oncle. 

Puis on a beaucoup centré la promo de ce film sur la présence de Michelle Williams, elle n'est pas présente dix minutes à l'écran. Dix minutes qui vous arrachent le cœur, et qui sont toujours des points de ruptures de l'histoire. elle est formidable. mais delà à la mettre en avant à l'égal des deux autres c'est très disproportionné.L'écrin de cette œuvre est en adéquation avec le film .elle est ponctuée d'une petite musique digne de celles que l'on nous inflige dans les cd zen. Ce n'est pas leur faute mais moi je n'aime pas ça, mais pas du tout. les choix des décors intérieurs sont tout autant particulier. Comme c'est dans une maison ou vivent des hommes, il est moche et vieillot. Mais plus largement c'est l'ensemble de la photo de ce film qui m'a gêné. la lumière et les choix de traitement de l'image claire et peu saturée ne m'ont pas touché.

Ce film n'est pas mauvais mais il ne m'a pas conquise cependant il intéresse et touche les gens . Même moi j'ai fini en larmes alors que je ne l'ai que moyennement aimé. Mais j'éviterai de le revoir

Assassin's Creed



Grâce à une technologie révolutionnaire qui libère la mémoire génétique, Callum Lynch revit les aventures de son ancêtre Aguilar, dans l’Espagne du XVe siècle. Alors que Callum découvre qu’il est issu d’une mystérieuse société secrète, les Assassins, il va assimiler les compétences dont il aura besoin pour affronter, dans le temps présent, une autre redoutable organisation : l’Ordre des Templiers.
Assassin's Creed – 21 Décembre 2016 – Réalisé par Justin Kurzel
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Bonjour je suis l'avis néophyte du blog. Je suis la fille qui n'aurait jamais été voir ce film si je n'avais pas un homme qui adore cette licence. j'avoue que c'est un peu la mort dans l’âme que j'ai été le voir en ne connaissant que ce que m'avait raconté mon amoureux. Et heureusement que lui connaissait. Car la lecture de ce film est compliquée. Elle est obscure dans tous les sens du thème. D'abord à cause du choix de design qui rappelle l'univers des jeux vidéo aux gens qui ne jouent pas comme moi. Mais qui ne ressemble pas du tout à ce que j'ai pu apercevoir du jeu, ni à l’Espagne d'aujourd'hui . Et oui ce film contemporain a une ambiance post apocalyptique...Cette atmosphère a été clivante pour moi, ce choix de design ne m'a jamais réellement permis d'adhérer a l'histoire. Et vous trouvez ces bizarreries partout.

Même les personnages sont bancales, ils sont justes esquissés. on ne sait jamais réellement ce qu'est abstergo, ou son lien avec les templiers. j'ai mis trois jours à comprendre que la grande responsable à qui se referait le grand patron d'abstergo, était la grande chef des templiers. Même le personnage central que ce soit la version 2.0 ou sa version renaissance n'est pas développé. Je vous laisse imaginer alors le traitement des figures secondaires.


Mais il n'y a pas que les personnages qui sont sous utilisés. Les incursions dans le XVe siècle sont mal rentabilisées. Lorsqu'on leur donne un sens et qu'on leur fait raconter quelque chose c'est agréable mais c'est un dixième du temps. La majorité du temps c'est du parcours, ça cabriole court à angle droit sur les murs et escalade les façades. Déjà que le fil narratif est ténu , ça rend ces incursions bien ennuyeuses.


Au rayon des choses mal employées je vous parlerai de la terminologie. Tout est fouillis, a la fin du film je me demandais si certains mots avaient un sens particulier dans cet univers. Ou les objets, qui changent de forment et d'aspect pendant le film. Je ne comprends pas ce qui est arrivé à cette pomme. D'ailleurs je ne comprends pas cet objet. J'aurai voulu savoir d’où elle venait pour contenir tout ce savoir , comment elle doit être utilisée. Mais non, elle reste ce drôle d'objet !

Cependant il y a des choses biens. Il y a cette dernière demi heure qui sauve le film. Elle me permet de dire que si le film avait été monté différemment je l'aurai probablement aimé. Le contemporain ressemble au monde ou nous évoluons. Et le film prend une autre identité. Puis il y a fassbender , tout le temps à l'écran. Il donne de sa personne, il habite ce rôle, et il est tellement mal remercié que ça fait de la peine.

Ce film avait tout pour me plaire mais finalement il m'a fait l'effet d'une coquille vide.





Avant d'apprécier autant les films et de tenir un blog dessus, j'ai grandi avec les jeux-vidéos. Chez moi, aussi loin que je puisse me souvenir, il y a toujours eu une console de jeu et si ce n'était pas chez moi, c'était chez des copains. Mes héros c'était donc plus Mario que John McClane ou Luke Skywalker ; ceci dit, j'ai grandi et c'est passé naturellement au second plan, sans toutefois le renier. Cependant une saga m'a piégé il y a de cela 8 ans et c'est la franchise d'Ubisoft « Assassin's Creed ».

Une franchise que j'ai entrepris de reprendre à zéro, de façon chronologique et avec seulement les épisodes paru sur Xbox360. Une manière de me faire plaisir, mais aussi de réévaluer une franchise qui ne fait plus rêver la presse spécialisée. Mais il s'avère que malgré ça, même si le premier opus est laborieux au possible, que AC Révélations est plus un add-on qu'autre chose, que le AC : Rogue n'apporte pas de réelle nouveauté, que le gameplay évolue en dépit du bon sens et que l'histoire hors « animus » est inintéressante au possible, je ne peux pas m’empêcher de les apprécier ! Pourquoi ? Pour toute la mécanique de jeu qui nous envoie dans le passé, pour toutes ces reconstitutions et les ambiances recréées qui nous transportent à Damas, Jérusalem, Venise, Florence, Paris, Boston, Nassau, La Havane, pour les personnages que l'on a pu incarner, Altair, Ezio Auditore, Shay McCormac, Edward Kenway et pour les « Assassins » …


Bref c'est une série de jeu que j'aime énormément et il me semblait logique de me précipiter le 21 Décembre pour en voir l'adaptation cinématographique. De plus lors de son développement, les intentions étaient claires, bien attentionnées, Ubisoft était derrière pour tout le contrôle créatif et Michael Fassbender portait le projet à bout de bras, ne comptant pas ses efforts pour nous le vendre, mais dans l'ombre elle a agi une fois de plus …

QUOI ?


La malédiction qui touche chaque adaptation de jeu vidéo …

Callum Lynch est un futur condamné à mort qui n'a plus longtemps à vivre. Si cela ne semble pas le toucher plus que ça, lorsque qu'arrive l’exécution, il remarque une présence étrange, mais les produits font vite leurs œuvres. Lynch se réveille dans un étrange centre, ou lui apprend qu'il est officiellement mort, mais qu'il a une seconde chance de vivre en montant dans l'animus pour le compte de la mystérieuse entreprise Abstergo. Rétif à toute autorité, il ne se laisse pas faire et il est mis à son insu dans l'Animus. C'est un appareil qui permet de plonger dans le passé de la personne en explorant son patrimoine génétique. Ici, Callum revit les exploits de son ancêtre Aguilar de Nehra, un assassin! Cette confrérie qui est en guerre depuis des milliers d'années contre les Templiers, protège la pomme d'Eden qui renferme le secret du libre arbitre. Un objectif qu'Abstergo compte mener à terme grâce à leur dernier cobaye Callum Lynch …

Bref je ne vais pas m'attarder, je n'aime pas le film et je le trouve catastrophique, me rendant presque sur le coup, « Warcraft » de Duncan Jones éminemment sympathique. Ceci dit je ne jette pas tout, les séquences dans le passé; notamment les deux dernières ne manquent pas de mordant et retranscrivent en partie l'adn de la franchise, grâce à la réalisation plutôt élégante de Justin Kurzel et à la prestance de Michael Fassbender dans le rôle de Callum/Aguilar. Mais sinon c'est assez lamentable …

La direction artistique ne s'est pas foulée, si les parties dans l'Espagne de l'inquisition sonnent juste (quoiqu'un brin impersonnel, pas sur que sans savoir le pitch du film on identifie l’Espagne au premier coup d’œil), celle dans le présent ressemble à tout films de SF randoms de ces dix dernières années. C'est tellement générique et dépouillé qu'on pourrait y tourner un autre film sans qu'on se doute une seule seconde qu'Assassins Creed c'est tourné ici. Et vu que 70 % du film se passe dans le présent c'est assez gênant. Un problèmes que l'on retrouve dans les costumes, ceux dans le passée ça passe, mais ceux dans le présent manque clairement d'imagination et je ne parle même pas de la fin ou les Assassins semblent avoir fait les soldes chez Kiabi pour se dégoter un imperméable avec une grande capuche ! Le film semble avoir pris l'adage « nous agissons dans l'ombre » un peu trop au pied de la lettre, car c'est parfois tellement sombre que l'on ne comprend pas ce qui se passe à l'écran, ce qui est dommage venant d'un bonhomme talentueux comme Adam Arkapaw à la photographie.

"Je cherche les scénaristes"

Je ne pensais pas ça possible, mais Michael Lesslie, Adam Cooper et Bill Collage ont réussi à écrire une histoire encore plus simple et plus facile que n'importe quel opus de la franchise. C'est les Assassins contre les Templiers, mais les Templiers se font passer pour des gentils, alors qu'ils manipulent des assassins pour servir de noir desseins. Le gentil qui ne sait pas qu'il est un assassin aide les Templiers avant de se retourner contre eux pour reprendre la pomme. Artefact que les templiers auront trouvé après une déduction digne de Benjamin Gates. Aucun personnages n'est bien développer, ce ne sont que archétypes, que des PNJ sans intelligence, le pire restera le comportement des Templiers qui semblent étonner qu'une rébellion éclate dans leur locaux, alors qu'ils gardent en vie une demi-douzaine d'assassins en semi-liberté, tout en laissant a porté de main épées, grenades, arcs et autres fumigènes pour mener à bien la « bagarre ». Ou encore le dernier retournement de situation qui fait passer les Templiers pour les pires des incapables …

Un scénario passable qui pâtit aussi du choix de baser l'intrigue à 70/80% dans le présent ! Dans les premiers AC, l’intérêt était de passer du temps dans le passé, de récolter des infos et d'avancer ensuite dans le présent. Les sauts dans le passé nourrissaient alors le personnage que l'on jouait tout en apprenant plus de choses sur le contexte et les forces en présence.

Ici rien de cela, il y a les Assassins et les Templiers, ils se disputent une pomme et … c'est tout ! Presque 10 ans de jeu résumé à ça, la pomme, ce macguffin bien pratique n'était pas un but en soi, mais bien un moyen, pour les Assassins de préserver la liberté des hommes et pour les Templiers un moyen d'assouvir leurs ambitions et d'imposer leurs visions au monde.

Les Assassins sont presque assimilés à des meurtriers sanguinaires, alors que les Templiers sont de doux rêveurs philanthropes. Si les Assassins agissent dans l'ombre, les Templiers aussi, tout le contraire de ce que le film montre. Le credo des Assassins n'est pas respecté (Altair est mort une deuxième fois dans sa tombe et il est dit que l'on a entendu des « No Bene » quelques part dans Florence), il est en parti modifié et légitime la vision que ça donne tout au long du film. Les gimmicks du jeu sont balancés de façon aléatoires quitte a devenir agaçant, je parle de l'Aigle, du saut de la foi, des pauses prises pour les assassinats, du parkour en mode yolo-yamakasi je saute même sur des cordes à linges et du fait que l'on réduise les Assassins Creed au seul phase de combat/fuite du jeu …

Quant au casting si ce n'est Fassbender qui se donne à 200%, le reste est du domaine de l'anecdotique et c'est bien dommage quand un film aligne Jeremy Irons, Marion Cotillard, Brendann Gleeson et Charlotte Rampling …

Bref « Assassin's Creed » est un gâchis ! 

Preuve une fois encore qu'il ne suffit pas de dire en boucle « C'est pour les fans gnagnagna » pour que le film soit une réussite.


You're Welcome 2016 ! Bilan et Top de l'année ...


Cette année le blog continue d'avancer doucement, mais surement avec un rythme de 10 articles par mois environ. Depuis plus de six mois je peux compter sur l'aide de ma compagne Cécile qui a enfin accepté d'écrire sur les films qu'elle souhaitait et c'est vraiment agréable, car elle apporte un autre point de vue et une autre sensibilité qui me fait voir des sujets différemment. 

De plus, on a pu faire le festival de Bordeaux ensemble et ça c'était cool ... 

Place au top 25 !  

C'est un top totalement subjectif qui laisse la part belle à l'affect avant l'objectivité. Ce n'est donc pas un hasard si on trouve "Snowden" bien avant "The Revenant", le premier à su me parler, me toucher, alors que ce n'est pas un "grand" Oliver Stone; tout le contraire de "The Revenant" qui est d'une hallucinante maîtrise technique, mais qui me laisse complètement froid et indifférent. 


1 - Kubo and the two strings

2 - Steve Jobs 

3 - Mademoiselle 
4 - Truman
5 - Vaiana 
6 - Meru
7 - Comancheria
8 - The Witch
9 - Les Filles au Moyen-Age
10 - High Rise

Les dix premiers sont là car ils m'ont autant touché que rappelé des moments de ma vie. La perte des proches, le deuil, la maladie, la précarité ou encore le manque d'un père. Des thématiques récurrentes dans les films cités si dessus qui sont traités de manières bien différentes.

11 - Rogue One
12 - La Jeune fille sans mains
13 - Snowden
14 - Creed 
15 - Paulina

16 - XMen Apocalypse
17 - Dernier Train pour Busan
18 - Central Intelligence
19 - Batman vs Superman
20 - Zootopie
21 - The Strangers
22 - The Nice Guys
23 - Peter et Eliott
24 - Manchester By the Sea
25 - The Revenant

Le reste reflète aussi ce qui se passe de nos jours. Les films prônent la tolérance, la solidarité et ils questionnent aussi fortement notre société, son présent, son passé et son futur.

Concernant un éventuel flop, je ne garde que l'immense déception que fut "SUICIDE SQUAD". Ce film est un cas d'école sur l'ingérence d'un studio dans le process de création d'un film. Tout est fait pour les mauvaises raisons, à savoir rattraper un retard colossal vis à vis de la concurrence qui a modelé à son image le marché du CBM. En résulte un film bâtard, gangrené par l'égo des uns et des autres qui laissent transparaître en filigrane un film bien plus intéressant.

Quant à 2017 j'attends pas mal de films, mais certain m'attirent plus que d'autres comme "Baby Driver" de Edgar Wright; "The Shape of Water" de Guillermo Del Toro; "El Hombre de las Mils Caras" de Alberto Rodriguez, "Silence" de Martin Scorsese, "Miss Sloane" de John Madden ou encore "Grave" de Julia Ducournau qu'il me tarde de revoir ... 

DESCENDEZ PLUS BAS, CE N'EST PAS FINI !!! 

CECILE VOUS RACONTE AUSSI SON ANNÉE 





2016


L'année 2016 a été pourrie pour plein d'entre nous, mais elle m'a amenée à écrire sur des blogs, d'abord sur les cinefilles et ensuite ici. Ça faisait des années que Fred m'ouvrait sa porte et que je n'osait pas entrer.. Mais j'avoue que j'ai pris beaucoup de plaisir à être publiée essayant de parler de films dont il ne parlait pas en évitant les doublons.

Ma plus belle expérience aura été sans aucun doute de faire le FIFIB en tant qu'accréditée. Bien sure c'est toujours un bonheur de faire des choses avec son amoureux, mais en tant que fille qui aime le cinéma, c'est un vrai bonheur de découvrir tous ses films différents qui viennent à nous.





Ma plus belle découverte n'aura pas été un film de 2016. Elle aura été chez moi, en découvrant le magnifique, sensuel,et hypnotique à la verticale de l'été. Je ne remercierai jamais assez Guillaume de m'avoir fait découvrir cette œuvre indéfinissable et sans égale.Cette année et tous ces films ont créé une ouverture sur le cinéma coréen que je ne connaissais que peu, mais qui aujourd'hui attise toujours ma curiosité et à qui je donne toujours une chance. Le magnifique Memories of Murders a conquis mon cœur.

Cependant 2016 aura été pleine de surprises, même si une grande partie d'entre elles n'ont pas été à la hauteur de ce que j'attendais. Quelques unes sont cependant sorties du lot, et ont conquis mon petit cœur de cinéphile. Je ne ferai aucun classement je les ai aimé pour différentes raisons, et aucun ne prime sur l'autre il y a spotlight, kubo, mademoiselle, la jeune fille sans mains ou encore Peter et Elliott.
Il y a eu le plaisir sans nom de voir Eternité au cinéma, ce n'est pas mon film de tran anh Hung préféré jusque là mais c'est quand même une magnifique expérience. finalement ce qui aura volé mon âme sera un documentaire, le magnifique Meru.
J'avoue qu'il y a encore au moins un film de 2016 que je n'ai pas vu, et que je sais que je vais aimer car j'adore le réalisateur, c'est démolition. Je devais voir a nouveaux tous les films de jean marc vallée et écrire dessus, mais je n'ai pas encore eu le temps


Parmi les déceptions il y a eu l'ensemble des Comics books movies. Je n'en sauve aucun. Et je ne m'étalerai pas sur l'immense déception qu'a été pour moi Suicide Squad et surtout la sous exploitation du joker. Les adaptations ayant eu une année difficile Assassin's Creed ne m'a pas plu non plus. Il y a aussi ces films que tout le monde a aimé mais que moi non, c'est The Strangers et The Nice Guy. Un seul cependant a eu ma peau, c'est Green Room, le seul que je déconseillerai.


2017 arrive avec son lot d'attentes blade runner, el hombre de mil caras, baby driver, outsider, star wars, the shape of water...
Mais le fifib m'a permise de jeter un œil sur ce qui va sortir l'année prochaine et j'avoue que l'idée de revoir Grave ou lettres de la guerre me fait frissonner de plaisir


Volver


Madrid et les quartiers effervescents de la classe ouvrière, où les immigrés des différentes provinces espagnoles partagent leurs rêves, leur vie et leur fortune avec une multitude d'ethnies étrangères.Au sein de cette trame sociale, trois générations de femmes survivent au vent, au feu, et même à la mort, grâce à leur bonté, à leur audace et à une vitalité sans limites.
Volver – 19 Mai 2006 – Réalisé par Pedro Almodovar

Suite et fin du cycle Almodovar. Bon qu'une chaîne comme Chérie 25 programme des cycles de films est surprenant pour ne pas qu'on les félicite, bon sauf que trois films c'est court. Et ce que l'on retient au final c'est la frustration qu'engendre un cycle qui s’arrête aussi vite, mais j'ai découvert grâce à ça trois films de monsieur Almodovar. Tout d'abord ce fut « Tout sur ma mère », portrait vibrant de femmes; ensuite « Parle avec Elle » ou l'amour fait faire n'importe et surtout le plus dangereux et enfin, celui que j'ai préféré l'intense « Volver » …

Raimunda vit dans les quartiers populaires de Madrid et fait tous ce qu'elle peut pour joindre les deux bouts. Elle a un mari qui travaille Paco et une jeune fille de 14 ans Paula. Un soir après une journée chargée, elle trouve son mari affalée devant un match de foot qui lui dit qu'il à perdu son travail. En colère à cause de sa nonchalance Raimunda part se coucher sans manger. Le lendemain alors qu'elle essaye toute la journée de joindre sa fille, elle la trouve errante à son retour du travail à l’extérieur de la maison pétrifiée de froid par la pluie qui vient de tomber. Raimunda lui demande de s'expliquer et elle ne peut que constater le drame, son mari à essayer de violer Paula et elle s'est défendue, le tuant par accident. Loin de se laisser aller, elle prend les choses en main pour protéger sa fille, elle nettoie consciencieusement le sang au sol et emballe son « ex-mari » avec soin, avant de le transporter dans le restaurant voisin dont elle a les clés, pour le cacher à l’intérieur d'un congélateur. Un engrenage macabre qui va ramener Raimunda dans le passé, sur les traces de ses démons et de sa mère …

« Volver » en plus d’être le titre du film, c'est un verbe en espagnol qui veut dire « revenir » et c'est exactement ce qu'a fait le film avec moi, il m'a fait revenir vers Almodovar, après la découverte du très moyen « Parle avec elle » et de la sacralisation d'un violeur. Ici on se retrouve dans une histoire à la « Tout sur ma mère », ou les souvenirs personnels se mêlent à la fiction la plus formelle, pour un récit plein d'humour, de drame, de tension et de fantastique …

Inspiré pour une grande part de son enfance, Pedro Almodovar conte une histoire touchante qui impacte les femmes d'une même famille sur trois générations, la fille, la mère et la grand-mère. Une intrigue en cascade ou les erreurs des unes se répercutes sur celles des autres, ou les mensonges se succèdent et ou l'on trouve comme fil rouge l'inceste et le viol (+ tentative) dont sont victimes deux des personnages. Un traumatisme qui se répercute visuellement avec la couleur rouge, qu' Almodovar utilise pour habiller certains éléments (vêtement, voiture, bus) qui nous amènent à chaque fois vers cet acte odieux qui a séparé la mère et la fille et qui les hantes chaque jour qui passe. C'est aussi une façon pour Almodovar de nous montrer le courage et le sens du sacrifice qui anime ces femmes face à la vie et leurs tracas, de la résilience de Raimunda qui cache à sa fille l'identité de son père, de sa capacité à surmonter les épreuves, ou encore le dévouement dont sa mère, qu'elle croyait morte fait preuve pour prendre soin d'une tante qui vivait seule dans le village de son enfance.

Une exemplarité qui force l'admiration, surtout face a ce qu'elle subisse, que cela soit les mensonges, la violences, l'inceste ou la mort, elles restent fière et ne laisse pas paraître la douleur qu'elles peuvent ressentir. Une flopée de sentiment qu'Almodovar réussit à illustrer sans que l'on soit submerger, en mixant les genres et en recoupant les faits entre eux pour mieux nous cueillir au final et c'est brillant ! Que cela soit au niveau de l'histoire très juste, mais surtout de la mise en scène qui exploite à merveille les différents lieux, le village c'est le passé, le quartier de Raimunda à Madrid le présent et les différentes aller-retour entre les deux symbolise à merveille la peur des personnages devant le changement qui se trouve devant eux. Un sentiment qui atteint son paroxysme lorsque Penelope Cruz fait un play-back ou l'on entend la voix d'Estrella Morente qui chante la chanson « Volver » et qui pose des mots sur ce qu'elles ressentent toutes, fille comme mère, c'est simple mais tellement beau … Quant au casting, il mérite largement son prix d'interprétation collectif qu'il a eu à Cannes en 2006, car que cela soit Penélope Cruz, Lola Dueñas, Blanca Portillo, Carmen Maura, Yohana Cobo ou Chus Lampreave, elles jouent juste et avec conviction. 

Une vrai merveille


Rogue One : A Star Wars Story


Situé entre les épisodes III et IV de la saga Star Wars, le film nous entraîne aux côtés d’individus ordinaires qui, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tenter l’impossible au péril de leur vie. Ils n’avaient pas prévu de devenir des héros, mais dans une époque de plus en plus sombre, ils vont devoir dérober les plans de l’Étoile de la Mort, l’arme de destruction ultime de l’Empire.

Rogue One : A Star Wars Story – 14 Décembre 2016 – Réalisé par Gareth Edwards

Lorsque j'ai écrit sur l'épisode 7, j'étais le premier sceptique car « Star Wars » avait fait son temps. Toutefois je l'avoue, j'ai eu tort, mais cela ne m’empêchait pas d’être circonspect devant la volonté de Disney d'exploiter l'univers de Lucas au delà de l'histoire inaugurée il y a plus de quarante ans, car j'avais peur d'une sortie de route un peu violente et de films sans réel intérêt quant à l'enrichissement de la mythologie Star Wars. Parce qu'un « Jar Jar Bings Origin » ou un « Droids Beginning » c'est juste pas possible et bien sur que je grossis le trait, car on est à l'abri de rien. Cependant il semblerait que l'héritage de Lucas soit entre de bonnes mains, n'en déplaisent à certains qui prennent Disney pour l'Antéchrist.

Chronologiquement le film se passe entre l'épisode 3 « La Revanche des Sith » et l'épisode 4 « A New Hope »

Jyn Erso est une enfant née dans un monde chaotique. La république n'est plus et l'Empire à la main mise sur la galaxie. Elle vit cachée avec sa mère et son père, un ancien ingénieur au service de l'ordre impérial sur une lointain planète, passant ainsi pour de simple fermier. Mais on n'échappe pas à l'Empire, car quand le directeur Krennic vient en personne chercher Galen le père pour finir de construire la dernière arme qu'il supervise. Obliger de fuir, Jyn voit sa mère mourir et son père repartir avec Krennic. Elle est alors recueillie par un certain Saw Guerrera qui va la prendre en charge pendant des années, avant de la laisser vivre. Près de quinze ans après avoir une dernière fois vu son père, elle se retrouve sur la route de l'alliance rebelle

qui la sort du convoi cellulaire ou elle se trouvait. Elle se retrouve ainsi sur Yavin IV au près de l'état -major des rebelles, notamment devant Mon Mothma , car elle peut les aider a rentrer en contact avec Saw Guerrera qui à un message de son père qu'un déserteur de l'Empire lui à fait parvenir. Malgré l'accueil peu chaleureux, elle s'attache à accomplir sa mission, mais ce qu'elle apprend sur Jedha est terrifiant, l'arme de l'empire se nomme « L’Étoile de la Mort » qui est capable de détruire des planètes. Il reste malgré tout un espoir, le père de Jyn a caché une faille dans la station qui si elle est attaquée peut entièrement détruire l'arme, mais pour ça, il faut prendre d'assaut une base de l'empire sur la planète Scarif pour voler les plans de l'Etoile de la Mort. Un espoir que Jyn embrasse …
"Poster par Rich Davies"
L'attente ne fut pas celle qui m'a pris pour l'épisode 7, l'excitation ne fut pas du tout la même, mais l'émotion fut au rendez vous et en cela, je considère « Rogue One : A Star Wars Story » comme un film réussi. Un bel en-cas en attendant l'épisode 8 qui se révèle consistant et qui à su dépasser toutes les déplaisantes choses qui se disait sur son dos. De l'annonce de la mise en chantier des spin-off en 2013 au début du tournage de Rogue One à l'été 2015, le film semblait être sur des bons rails. Gareth Edwards le réalisateur de Monster et du contesté «Godzilla » au manette du film, un casting avec une femme en lead et la promesse que cela soit un film de guerre ! Mais en Janvier 2016 on commence à parler de reshoot, puis quelques mois plus tard la presse parle que près de 40 % du film doit être refait.

Mais si cela a pu jeter un froid sur l'attente des uns et des autres, je peux vous le dire en toute honnêteté, le film ne souffre à aucun moment de ça et n'a pas eu droit à un « Suicide Squad Effect »! Alors si vous êtes plus vigilant que moi, vous verrez qu'il y a des plans qui ne sont pas dans le film et qui étaient présents dans les BA, montrant même parfois des scènes qui n'existent plus en tant que telles, mais Gareth Edwards fait fi de ces modifications et arrive à livrer un film cohérent de bout en bout sans que l'on ne s'en aperçoive (Enfin presque), car cela ne change pas en substance les grandes lignes du film, dont celle de voler les plans de l’Étoile Noire.

Quoiqu'on en dise, le scénario du film est limpide et fait la liaison avec l'épisode 4 de la plus jouissive des manières. L'histoire est scindée en deux, dans l'une on découvre le personnage de Jyn Erso, son passé et sa place dans la rébellion, dans l'autre c'est la mise en œuvre d'une action visant à découvrir et à voler les plans de l'étoile noire. Le scénario fait clairement l'impasse sur le récit classique que l'on trouvait dans les films des deux trilogies, le sept y compris et cela donne ainsi un autre éclairage sur les événements qui se passe dans la galaxie. Dans la trilogie originale, on ne s'attarde pas sur les populations civiles, sur les ravages de l'Empire, alors que là avec un point de vue plus simple, plus humain, le film nous fait ressentir les horreurs de la guerre, les villes occupées, les populations oppressée, les crimes de guerres, les ravages du champs de bataille et les rapports humains éphémère qui peuvent se créer. Gareth Edwards évoque alors pêle-mêle des tas de thèmes. Il évoque le père de la bombe atomique, thématique cohérente qu'Edwards évoque à nouveau après « Godzilla » en 2014, le spectre des désastres nucléaires précédents, l'inaction des grandes puissances devant un péril imminent (l'immobilisme de l'ONU face au conflit Syrien), le totalitarisme, il pousse notre questionnement face au terrorisme assez loin pour une production de ce genre (Le personnage de Saw Gerrera) et enfin par le prisme de Jyn, il parle de faire des choix et de ne pas se cacher quelques soit le passé qui t'accompagne …

"Poster par John Hughes"
Un background qui nourrit le récit que nous conte Edwards et qui est le vecteur de l'émotion que l'on peut ressentir, notamment pendant dernier acte dantesque sur la planète Scarif. L'équipe se construit ainsi de façon fonctionnelle et opportuniste, c'est les combats et les causes qui réunissent tous ces personnages à l'écran qui ont en commun de ne pas aimer l'Empire. Et j'imagine qu'en temps de guerre, il n'en faut pas plus pour que des hommes de divers horizon s'unissent pour combattre l'oppresseur. Alors si l'intensité va crescendo, ce n'est pas pour autant exempt de défaut et c'est a peu près les mêmes que l'on avait pour son Godzilla, à savoir un rythme en dents de scie et « les personnages ». Passer l'introduction, le film se traîne et à du mal à trouver son allure de croisière, bloquer par l'envie de poser comme il se doit les fondations de l'intrigue et de proposer « le » grand spectacle que l'on attend. Si bien que pendant la première demi-heure on se demande clairement ou l'on va, de plus la majorité des personnages auraient demandé une écriture plus soignée et un background bien plus développer pour éviter qu'il ne soit pour certain que de simples personnages « faisant fonction » ! Hormis Jyn Erso qui à le mérite d'avoir la chance d’être un tant soi peu développée ou encore Cassian Andor dont on sent la complexité, mais pour le reste des personnages c'est le néant ! Ce qui est dommage, car ils auraient mérité plus que ça, Chirutt Imwe et Baze Malbus est un bon duo, Krennic un méchant d'un autre genre et Saw Gerrera ? Un personnage considéré comme un extrémiste par la rébellion en personne et au final ils sont tous sous exploités …

Toutefois l'ensemble fonctionne à merveille, l'inéluctabilité de la conclusion qu'on sent peu à peu venir, couplé à l'osmose entre les membres du commando font que l'on s'attache malgré tout à eux, car leur cause est fédératrice et juste. Une émotion qui explose dans le dernier tiers, pendant l'une des plus grosses batailles que la saga est connus ou Gareth Edwards rappelle qu'il est un formidable technicien. Le film de guerre que l'on nous promettait gagne alors ces lettres de noblesses avec une démesure qui frôlerai presque l'indécence. Près de quarante minutes qui condense tout le savoir faire de Edwards et des gens qui l'entourent, de la gestion de la caméra portée en passant par ce jeu astucieux entre les échelles qui nous ramènent constamment à notre condition d'humain, jusqu'au travail de Greig Fraser, ce chef op qui a officié sur Zero Dark Thirty et qui nous transporte à nouveau en pleine zone de guerre ; en passant par l'admirable direction artistique qui à su nous amener ailleurs tout en respectant le travail des films précédents. Quant à la bande originale de Michael Giacchino, elle se révèle à la hauteur et possède 2/3 morceaux marquant.

Le casting est dans son ensemble fabuleux malgré une écriture largement perfectible. Bon ça me fait mal, car je voulais croire en Felicity Jones, mais elle ne m'a pas totalement convaincu. C'est certainement du en parti à son personnage, j'ai trouvé qu'elle manquait de nuance et qu'elle surjouée la badass-attitude à mort. Cependant ça marche par moment, on y croit et on à envie de la suivre, d’être a notre tour « un rebelle ». Diego Luna joue le capitaine Cassian Andor. C'est le personnage le plus ambiguë que l'alliance rebelle nous est donnée, soldat avant tout, il sait ce qu'est de se sacrifier pour une cause et cela même si ce n'est pas forcément moral. Tout en retenue Diego Luna casse l'armure de Cassian pour une rédemption salvatrice. Ben Mendelsohn dans le rôle de Krennic déçoit un peu aussi, car ce n'est pas un « vrai » méchant, c'est plus un officier qui perd le contrôle de son monde et qui essaye de faire ce qu'il faut pour le garder intact. Malgré tout l'acteur en impose sa présence à l'écran est indéniable. Un peu comme les excellents Mads Mikkelsen et Forest Whitaker qui n'ont pas besoin de beaucoup d'apparitions pour composer des personnages mémorables, le premier avec Galen Erso et le second avec Saw Gerrera. Mais les bonnes surprises viennent des seconds rôles, du fraîchement rebelle Bodhi Rook joué par le talentueux Riz Ahmed, l'excellent tandem Baze/Chirrut que Jiang Wen et Donnie Yen rendent le plus attachant aux yeux du public et enfin Alan Tudyk qui prête sa voix au cynique mais attachant K-2SO … 

En attendant l'épisode 8, délectez vous du film de guerre Rogue One

Poster par Jeremy Pailler
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