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Kong: Skull Island


Un groupe d'explorateurs plus différents les uns que les autres s'aventurent au cœur d'une île inconnue du Pacifique, aussi belle que dangereuse. Ils ne savent pas encore qu'ils viennent de pénétrer sur le territoire de Kong…

Kong: Skull Island – 8 Mars 2017- Réalisé par Jordan Vogt-Roberts

Le « Shared-Universe » ou « Univers Partagé» c'est le petit truc qui fait rêver n'importe quel studio à Hollywood. Son but ? C'est de faire cohabiter au sein d'un même univers, différents personnages d'une licence ou d'une saga déjà établie en multipliant pour ce qui nous concerne, les films ! De ce fait, l'effet d'attente entre chaque film est au maximum, teaser alors par l'envie de savoir ce qui arrivera à l'un ou l'autre des personnages et ça Marvel le fait admirablement bien. Sauf que ça a engendré des tas de petits qu'on n'a pas envie voir ou de voir arriver, comme celui d'Hasbro (GI Joe/Transformers), celui de la saga Fast and Furious (Spin-Off sur Hobss) celui sur les monstres d'Universal (La Momie, l'homme invisible) ou bien encore le « monstroverse » de Legendary/Warner avec Godzilla et désormais Kong.

L'histoire du film qui devait être un « reboot » de ce monstre, c'est transformer en un immense défouloir qui se déroule en pleine guerre du Vietnam. Bill Randa de l'agence Monarch supervise une expédition jusqu'à l'ile du Crane. Une ile qu'il croit habiter par un monstre qui a détruit le bateau ou il se trouvait lors de la seconde guerre mondiale. Pour ça, il profite sans le préciser d'une expédition organisée par le programme Landsat et d'une escorte de militaire. Sauf qu'une fois sur l’île, il se retrouve face à l'inimaginable, un gorille de trente mètre de haut qui les attaque sans aucun ménagement. Décimés, les rares survivants sont éparpillés, ils découvrent alors un lieu dangereux et hostile à l'homme. Pourtant ils vont devoir le traverser, à leurs risques et périls …

Hormis un aspect graphique recherché et la présence de Kong, je n'attendais pas grand choses de ce film. Ce qui est bien, car au final avec « Kong : Skull Island » j'ai eu encore moins de plaisir que ce que j'escomptais. Cet « Apocalypse Now du Monde Perdu » est truffé de bonnes intentions, mais comme Jordan Vogt-Roberts à la subtilité d'un gorille de trente mètres dans un magasin de porcelaine, cela donne un immense foutoir qui se morfond dans son propre concept et l'absence totale d'histoire. Trop conscient de l'imagerie qu'il véhicule (La guerre du Vietnam), le réalisateur en oubli presque qu'on vient pour voir King Kong, et donc si la première séquence sur l’île est impressionnante, avec son lot de destructions et d'images fortes, le reste du film est extrêmement mollasson et il se perd par la même occasion dans son propre sujet et ne fait qu’enchaîner par la suite des scènes sans aucun liant ! Un monstre par si, un autre par là, un marines perdu ou encore un village perdu d'humains.

Sauf que paradoxalement le film ne manque pas d'idées, ni de talents pour faire prendre vie cette « Skull Island ». La direction artistique se tient, le bestiaire de l’ile semble sans limite et le travail de performance capture pour Kong est d'une grande qualité. Malgré ça le film ne décolle jamais et c'est clairement plombé par une narration linéaire, un manque flagrant d'émotion et surtout de personnages correctement caractérisés. Le casting qui était pourtant de qualité, devient ici anecdotique ! Ce qui fait mal quand on à Samuel L. Jackson, Tom Hiddleston, Brie Larson ou encore John Goodman

Godzilla 1 – King Kong 0
"Poster crée par Autumn Rain Turkel"

Inside Llewyn Davis



INSIDE LLEWYN DAVIS de Ethan et Joel Coen


J'aime les films des frères Coen, je les aime d'amour depuis toujours. J'aime leurs tons décalés, leurs univers toujours marqués. Je n'avais pas été le voir au cinéma, je l'ai donc découvert chez moi.

Ce film suit un chanteur de folk au début des années 60 à New York. Il cachetonne dans les bars miteux et dort en squattant les canapés de ses amis les uns après les autres. Un soir après avoir chanté dans un bouge ou différents groupes ont l'habitude de jouer. Un homme en costume et stetson l'attend dans l'arrière rue et lui colle un coup de poing. C'est là que commence l'histoire.Un film des Coen c'est toujours une question d'immersion. Si le thème l'ambiance vous touche c'est un moment de grâce, sinon ça devient compliqué. Ça a été le cas pour moi ici.

Du folk je ne connais que Bob Dylan, si j'aime en entendre, je ne peux pas dire que j'en écoute et que je connaisse cet univers. Ce film n'est que folk, il est écrit par des gens qui l'adorent, il est bourré de références à ses musiciens. Au point ou il a le même rythme et le même fond triste.. Car ce personnage n'est pas aidé par la vie. Les scénaristes qui sont aussi les réalisateurs ont bourré ce film de références.D'abord Llewyn Davis est directement inspiré des mémoires de Dave Von Rock. Et si l'on creuse un un peu on voit a quel point s'est documenté. La tenue d'oscar Isaac est directement copiée sur une pochette de disque de ce musicien. Tout y est même un chat! Chat qui dans ce film est roux et qui même peut être une chatte.

Les autres personnages sont aussi inspirés par d'autres musiciens dont on a changé le nom mais pas les titres qu'ils interprètent et ils tendent à leurs ressembler par des détails. Pour le moins toutes ces musiques donneront un air familier à l'univers du film; pour le plus ceux qui connaissent bien ce genre musical reconnaîtront les références. Là on arrive à l'un des points noirs du films,ce moment ou l'ont perçoit qu'il y a des références, des sens cachés, et qu'on ne les comprend pas. C'est frustrant, et ça se répète tout le temps. Même le chat qui est un élément récurent; je ne suis pas certaine de toujours avoir compris s'il était là comme contrepoint à la noirceur de ce qui l'entourait, ni quelle était la symbolique de tout ce qui lui arrivait. Tout est source de questionnement, le fin et son interprétation également.

Cela n’enlève rien aux qualités visuelles de ce film. Il est très beau. New York en hiver est filmé avec amour. Le plus souvent les réalisateurs choisissent des décors urbains assortis aux protagonistes. Souvent dans les intérieurs les perspectives sont poussées et ils créent des superpositions géométriques qui rajoute au cachet urbain du film. Puis il a une pléiade d'acteurs tous plus talentueux les uns que les autres, qui donnent chacun quelque chose à l'histoire. Mais c'est Oscar Isaac , qui tient le rôle titre qui m'a le plus bluffé. Il sait créer une empathie avec le spectateur. Il arrive à nous capter et à nous garder même lorsque le film nous perd.
Ce film est fort, beau, mais je suis passée à coté. Je ne garderai que la mélancolie, et la tristesse que dégage l'acteur et une énorme frustration due à mon manque de connaissance et d’intérêt pour le folk et peut être à cause d'autres paramètres sur lesquels je n'ai pas su mettre le doigt. Ça ne m'a pas permis d'explorer parfaitement cette œuvre mais je suis sure que d'autres seront parfaitement capables de le faire mieux que moi..